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Repli au Comptoir par Christophe loubes


Alain Piarou et Malek Menekbi au Comptoir du jazz,
Action Jazz entend organiser trois soirées par mois.

Photo Thierry david.

«On n'a rien d'exceptionnel à proposer à la scène jazz locale, mais le peu qu'on a à proposer, c'est toujours mieux que la galère dans laquelle tant de musiciens brillants baignent actuellement », annonce Alain Piarou.

L'homme est connu pour avoir conçu les programmations des deux derniers festivals Jazz à la base et pour avoir travaillé sur Sigma ou Jazz & Blues à Léognan.
 
Depuis un mois il est aussi président de l'association bordelaise Action Jazz, qui se propose de fédérer les musiciens et le public en un lieu, le Comptoir du jazz.

« L'idée, c'est d'accorder trois mercredis par mois à la scène locale à partir de janvier », explique Malek Menekbi, programmateur du club musical et membre du bureau d'Action Jazz.
Des concerts avec cachets et charges payées ? Réponse gênée : « Pour le moment ce n'est pas possible.

L'association est très jeune, pas subventionnée, sans partenaires privés…
Ce qu'on peut garantir, c'est la mise à disposition gracieuse du Comptoir du jazz aux musiciens les soirs de concert, où ils pourront installer un guichet à l'entrée, mais aussi dans la journée, pour des répétitions. »

Résidences de création

« Le banjoïste de Sweet Dixie, par exemple, est connu pour jouer du traditionnel, or il a un projet assez original autour du jazz coltranien, poursuit Alain Piarou.

Notre association peut lui organiser une résidence de création pour le faire avancer. Puis des concerts de lancement.

On se chargerait de l'administration et de la communication.

Il n'aurait à se préoccuper que de la partie artistique. »
 
 
De fait Action Jazz peut s'appuyer sur une dizaine de personnes, dont certaines ont d'appréciables compétences professionnelles : webmaster, expert-comptable, agent artistique…

Elle a par ailleurs établi un partenariat avec FIP, que le directeur, Julien Delli Fiori, souhaite rapprocher des scènes jazz de province.

La radio se propose d'enregistrer les concerts organisés par l'association bordelaise, de les diffuser et d'assurer la promotion des autres rendez-vous à venir.
 
 
Enfin des contacts ont été pris avec des opérateurs de Dordogne, des Landes ou du Lot-et-Garonne de façon à faire tourner les musiciens de la Région, qui n'ont guère l'occasion de jouer dans des conditions professionnelles.

« Avec la fermeture de l'Amadeus Song les choses sont devenues encore plus compliquées, observe Alain Piarou.

Beaucoup d'artistes de haut niveau en sont réduits à se produire dans des restaurants.

Et en faisant parfois tourner le chapeau pour être payés… »
 


De tout cela, il sera question le 7 décembre, pour la soirée de lancement de l'association.

Au programme, présentation des objectifs et des intervenants, puis jam-session entre musiciens.

A suivre, comme on dit.

Sud-Ouest : samedi 26 novembre 2011 à 06h00 Par Christophe loubes